Crédit Christophe Crénel
28 août 2017  / On y était

Ce qu'il ne fallait pas louper à Rock en Seine

Lydia Bougherara
28/08/2017

Voici notre sélection -non exhaustive- des concerts de cette 15ème édition anniversaire de Rock En Seine. Ceux qui nous ont laissés sans voix, pantois et tout penauds de confusion, avec des frissons à foison.

La douceur onirique des Girls in Hawaii


© Christophe Crenel 

La dream pop délicate des Girls in hawaii, mélancolique à souhaits, nous a emmenés loin, quelque part entre terres indé et rêveries psyché.
Douces harmonies, synthés oniriques et chants lunaires : un trio gagnant qui nous a transportés prestement au pays des chimères. 
La prestation du groupe belge, bouleversante de délicatesse, a notamment célèbré le tournant sensiblement psychédélique du groupe, en mettant en lumière leur album Nocturne, qui sortira le 29 septembre prochain.
Envolées planantes et ritournelles poétiques au programme de ce set qui a délivré la plus belle prestation indie pop du festival. 
Vous pourrez par ailleurs les retrouver au Trianon le 28 novembre prochain. 

 

Le charisme puissant de The Kills


© Olivier Flandin / FTV

C'est brut, ça pétarade, ça ne fait pas dans la finesse mais c’est efficace. The Kills célébreront bientôt leurs vingt ans de carrière. Ils ont bercé, pour certains d'entre nous, nos jeunes années, et aujourd'hui, l'étendue de leur présence scénique s'est une fois de plus imposée. 
La voix puissante et l'attitude trash d'Alyson Mosshart concourent certainement à son charme mais c'est surtout un "je ne sais quoi" qui a profondément marqué la prestation du duo. Il nous a été impossible de détourner une seconde les yeux et les oreilles.
Aussi, la forte complicité qui lie la sulfureuse chanteuse américaine à son binome, le guitariste Jamie Hince, s’est-elle illustrée dans toute sa splendeur durant la fin du set : Alyson entame une dernière cigarette, à mesure que Jamie entonne son ultime solo de guitare, et la chanteuse d'amoureusement s'agenouiller face à lui sur les marches de la scène, tout sourire.
Aux pieds de The Kills, fûmes-nous,  nous aussi,  babas devant tant de prestance.  


L'irrésistible optimisme de Lee Fields & The Expressions


© Gilles Scarella / Studio FTV

Cet orchestre au crooner qui sonne comme un James Brown des temps modernes a presque instantanément brillé par un enthousiasme contagieux sur la scène de la Cascade, samedi soir : il n'a en effet fallu que quelques minutes aux joyeux compères de Lee Fields & the expressions pour faire flotter une douce brise d'optimisme jazzy sur la scène du festival. Et la foule de joyeusement scander, à la demande du crooner, les paroles phares de son tube chaleureux... We can make the world better if we come together. Après une telle bouffée d'optimisme ingénu, on a presque eu envie de câliner notre voisin. 

 

Le charme ensorcelant de Fakear


© Gilles Scarella / Studio FTV

Joli voyage au pays des songes et des contrées lointaines avec cet artiste qui porte délibérément bien son nom. Surnaturel, le set de ce fakir l’a bel et bien été, envoûtant à souhait. C’est que Fakear enchaîne rapidement ses tubes, dont sa très connue Lune rousse, sans craindre, et avec raison, de perdre un public qui restera en communion avec lui du début à la fin. Car la musique de Fakear se laisse découvrir facilement et emporte dès les premières notes. La scénographie, particulièrement soignée et haute en couleurs, achève d’apporter à la musique électronique dépaysante du jeune prodige français un charme irrésistiblement hypnotisant.

 

Le génie à l'état brut de Demarco


© Rock en Seine IG

Souvent adulé, parfois incompris voire même accusé de trop verser dans le hype,  on pourrait très bien vous dire que Mac Demarco est un artiste-personnage qui a, une fois de plus, brillé par sa singularité.
Pourtant, ce qu'on retiendra de ce live pour le moins déjanté, c'est bien le talent et l'extrême justesse du chanteur psychédélique qui sait si bien marier badinage folichon et prestation de qualité.
L'humour et l'originalité ont profondément rythmé le concert du chanteur canadien : interpellant son public avec l'humour et l'autodérision qu'on lui connait, il convie volontiers sur scène certains de ses fans de la première heure, saute et batifole avec eux, bouteille à la main et profite même de l'occasion pour souhaiter un joyeux anniversaire à son pianiste pour le moins décalé.
Mac Demarco en live, c'est donc beaucoup d'improvisation désinvolte mais pas que. Sa version décalée du tube des années 2000 A thousand Miles suffit à le prouver : cinq minutes de reprise et une seule et unique phrase chantée en boucle plus tard, Mac Demarco ne nous a pas perdus une seconde, car il sait, à l'aide de ses musiciens, faire vivre le morceau autrement.
A retrouver à l'Olympia le 14 novembre prochain.

 

La puissance évanescente de Rone


© Rone IG

Rone a pris son temps pour nous attraper, mais une fois capturés, il ne nous a plus lâchés. La puissance évanescente de cet enchanteur s'est en effet doucement mais sûrement installée, pour atteindre son paroxysme sur son morceau phare Parade. 
Nous avons saisi toute la symbolique de son célèbre Bye Bye Macadam qui clôtura son set lumineux : ah qu'il est difficile de rejoindre la terre ferme après avoir connu l'effet Rone.
Vous pourrez le retrouver le 13 décembre prochain au Trianon. 

Le talent magistral des  XX


© Rock en Seine IG

Les mots viennent facilement à manquer quand arrive le moment de décrire la prestation de ce duo anglais qui clotûra le festival de la plus remarquable manière. 
L’enchaînement des chansons s’est savamment partagé entre les premiers succès et les pépites plus électroniques du dernier album I see you
Des chansons à la mélancolie aigre-douce qui ne craignent pas d’être revisitées à l’instar du sublime shelter délicatement repensé sous un format plus électro, des trouvailles sensiblement plus dansantes et électroniques du trio en passant par quelques brillantes transitions techno signées Jamie XX : les couleurs musicales des XX sont apparues dimanche dans toute la richesse de leur étendue. 
Parce que la poésie à fleur de peau du groupe rassemble, c’est une foule conquise qui lui offrit à la fin du concert une véritable ovation. L'émotion et l'humilité du groupe britannique face à tant d'amour achèvent alors de nous bouleverser. 

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