Oneothrix Point Never (c) Ludovic Etienne
25 février 2016  / On y était

Festival, jour 2 : transe au Trabendo

Maud Joe
26/02/2016

Au programme de ce deuxième rendez-vous du festival A NOUS PARIS FIREWORKS, un écossais prometteur, une légende (pas que urbaine) italienne et un génie ricain. Parce qu’en ce qui concerne la musique, la mondialisation, ça n’a que du bon. Impressions sous hypnose d’une éclectique soirée électro.

Makeness


photo (c) Ludovic Etienne

Fêté outre-Manche comme le nouveau Jon Hopkins (ouais, rien que ça), le producteur / compositeur Kyle Molleson aka Makeness a ouvert les festivités en poussant à fond les décibels, accompagné sur scène par son pote Dan Jacobs à la batterie. Devant un public encore un peu timide et clairsemé, qui néanmoins dodeline de la tête, signe universel d’appréciation du son, le duo balance sa combinaison de beats techno et d’étranges textures métalliques. L’atmosphère sombre qui se dégage par moment tranche radicalement avec la mine joviale des deux compères, apparemment ravis d’être là. Si l’incroyable double track « Laca-Langa » et le remix du tube en puissance « Rogue » filent la chair de poule, on préfère néanmoins s’éloigner un peu des enceintes poussées à fond avant d’avoir le cœur (ou le gobelet de bière) qui implose. 

Cette belle prestation confirme en tout cas qu’après avoir accouché de pléthore de groupes d’indie rock plus fabuleux les uns que les autres, l’Ecosse semble avoir également trouvé sa place sur l’échiquier électronique mondial. To be continued.


Gigi Masin


photo (c) Ludovic Etienne

On ne va pas se mentir, avant la sortie de la compilation « Talk To The Sea » parue en 2014 sur le label hollandais Music From Memory, personne n’avait jamais entendu parler du vétéran de l’ambient italien des 80’s (niche pour le moins intéressante) Gigi « l’Amoroso » Masin
Plus pêchu et moins méditatif-tendance-New-Age sur scène que sur album, l’Italien, malgré un léger souci technique en début de set, a rassemblé des fans (probablement pas encore nés lorsqu’il commença à officier) se pressant au premier rang (le Trabendo s’est bien rempli entre temps) pour ne rien rater de leur idole (même si beaucoup ferment les yeux, sûrement pour se laisser envahir par le rythme lancinant). En fendant la foule pour rejoindre le fond de la salle se dégage comme une légère impression d’être dans un jeu d'arcades un peu dark dont le soundtrack serait « comme une caresse » « jamais sans tendresse » (on a les références qu’on peut).

 

Oneohtrix Point Never


photo (c) Ludovic Etienne

Le climax attendu de la soirée était évidemment le concert forcément barré du touche à tout - musicien slash compositeur slash producteur slash fondateur de label (Software Recording Company pour ne pas le citer) et au demeurant ancien fumeur compulsif de joints - Daniel Lopatin. 
Assister à un set de Oneohtrix Point Never, c’est la promesse de vivre une expérience complexe, proche de la transe, sans même avoir besoin de passer un coup de fil à son local dealer. Les personnes non familières de l’univers du garçon sont visiblement interloquées puis séduites, les fans hardcore hurlent, dansent et en redemandent.  
Accompagné d’un guitariste habité et d’un VJing léché, tous les deux à la hauteur de sa musique à la fois difficile d’accès mais entêtante, cyclothymique mais grisante - à l’image de son incroyable dernier album « Garden of Delete » dont il nous gratifie des meilleurs titres - le Bostonien n’a pas failli à sa réputation de géniale figure de proue de la scène électro actuelle, dont les créations exigeantes prennent tout leur sens (ou à tout le moins celui que chacun voudra bien leur donner) en live. 

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