22 Avr 2014
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Le bracelet brésilien reprend des couleurs

  Le bracelet brésilien reprend des couleurs

On l’a aimé l’été dernier. Il a sublimé nos bronzages et épuisé nos porte-monnaie. Le bracelet brésilien signe pour une deuxième saison, toujours sexy, coloré, mais beaucoup plus sophistiqué. Comme un bout de Brésil et de bonne humeur qui nous colle à la peau.

 

Le bracelet brésilien, ça réveille tout de suite un peu les sens. Rio, la plage de Copacabana, le monoï, les danses enflammées, les garçons et les filles sur la plage… Un attachement pour des souvenirs de vacances dont l’origine remonterait à la fin du XVIIIe siècle. « Ils ont été créés en hommage au Seigneur de la Bonne Fin ou Senhor du Bonfim, explique Silvano Mendes, journaliste brésilien et professeur à l’école Esmod. C’était le saint protecteur de l’État de Bahia. Au début ils étaient fabriqués en soie, ou en laine, avec le nom du saint brodé par les fidèles. On les portait aussi au cou avec des pendentifs religieux. Ce n’est que dans les années 50 qu’ils ont commencé à être vendus comme souvenirs dans la rue, avant d’être adoptés par les hippies. Grâce aux touristes brésiliens, et surtout étrangers, ils ont voyagé ensuite dans le monde entier. »

Et si la mode du ruban brésilien n’a jamais cessé – les chaînes comme Claire’s le déclinent à l’infini –, c’est sous une autre forme qu’il connaît aujourd’hui une nouvelle popularité. Toujours en couleur, mais tressé, porté en “arm party” (comprenez un empilage de bracelets et breloques autour du bras), le bracelet brésilien 2013 oublie les plages de Rio et pioche son nouveau look dans les traditions du Guatemala, du Chili, du Pérou. Ou de l’Équateur, pays où L’Avare, dont la collection de bracelets francs avait cartonné en 2005, a justement trouvé l’inspiration. « Aujourd’hui, l’appellation “bracelet brésilien” ne correspond plus vraiment à l’origine géographique, explique Olivier Lafond, créateur de la marque. Les bracelets en couleur tressés, ce n’est pas au Brésil qu’on les fait, mais en Équateur notamment, où l’art du tressage est très populaire. C’est là que nous avons fait produire notre nouvelle collection, L’By, fabriquée à la main à Quito, et qu’on agrémente de bijoux en argent, de vermeil jaune ou rose. »

 

Girls from Ipanema

Le bracelet brésilien comme bijou, voilà justement la tendance du moment. Premières à s’être illustrées l’été dernier, les deux créatrices d’Hipanema, Jenny et Delphine, ont réciproquement lâché Paul & Joe et Corpus Christi pour lancer leur marque de bracelets. « Cela fait un peu carte postale, raconte Jenny, mais on s’est rencontrées sur les plages de Rio, et l’idée a germé là-bas. Comme toutes les touristes, on portait le bracelet brésilien à nouer au poignet, mais au quotidien, on n’avait pas forcément envie de l’avoir tout le temps. On a commencé à en faire nous-mêmes, en ajoutant des perles, des motifs mexicains, avec l’idée que cet accessoire de plage devienne un vrai bijou de ville. »

Relayés par les blogs de modeuses et la presse féminine, les bracelets Hipanema connaissent un succès immédiat. Distribuée dans 200 points de vente en 2012, la marque sera présente cette saison dans plus de 700 boutiques, à travers 27 pays. Pour l’été, les créatrices ont même étoffé la gamme en lançant les premiers maillots de bain avec bracelets brésiliens sur les côtés, et une ligne de bracelets jeune à 35 €. Bémol, tout de même : les produits sont désormais fabriqués en Chine – moins authentique que l’Amérique latine...

Vu au dernier salon du prêt-à-porter Tranoï, Kim&Zozi, suit la même tendance. Une autre histoire de filles, une Canadienne et une Australienne vivant à Tel-Aviv, dont les créations se vendent aujourd’hui dans le monde entier. Chanael K, l’association d’une créatrice parisienne et de sa frangine, emprunte le même chemin, comme Full Art, et ses modèles “Brazil” qui brillent. Plus haut de gamme, la créatrice Magali Forey décline avec sa marque Maey le bracelet brésilien en jouant la corde chic et design. « L’idée de faire quelque chose avec trois bouts de ficelle m’amusait, raconte la créatrice. Mes bracelets revisitent le brésilien en lui apportant une touche contemporaine, des bijoux précis où la fantaisie disparaît pour un ton plus sérieux, plus chic, plus brut. » Enfin, il y a  le bracelet brésilien comme véritable objet de luxe, une autre idée que l’on peut découvrir chez Aurélie Bidermann, avec un bracelet chaîne-recouvert d’or 18 K et fils de coton tressés vendu 250 €, et chez Redline, en version diamant entouré d’or s’emportant à 550 €.

 

Do It Yourself

Si les déclinaisons moyen de gamme et luxe font recette, celles moins chères marchent aussi. Claire’s, Accessorize, New Look, Mango, toutes les enseignes d’accessoires et de mode grand public suivent aussi le mouvement. Selon Maud Fourier-Ruelle, créatrice du site Matemonsac.com – où l’on trouve notamment les marques de bracelet Paloma Stella et Full Art –, « le bracelet brésilien est un vrai phénomène de mode qui s’inscrit dans une tendance globale de bijoux grigris et porte-bonheur. Les bracelets brésiliens, sous toutes les formes, sont des accessoires joyeux, colorés, et ça marche très bien en temps de crise. » Pour les tout petits prix, on file aussi sur Etsy.com, la plateforme des créateurs artisans, où la déferlante brésilienne se décline en plus de 300 modèles de 2 à 70 €, et chez son concurrent Alittlemarket, avec près d’un millier de créations entre 1,50 et 120 €.

Enfin, l’autre tendance du moment, puisque c’est bien la crise, c’est le DIY ou “do it yourself”. L’idée : s’inspirer des tutoriels pour bracelets brésiliens qui pullulent sur le net et les fabriquer soi-même. Parmi ceux à suivre, celui du concept store branché de New York, Opening Ceremony qui explique step by step comment réaliser le bracelet de la créatrice Venessa Arizaga. Mieux, car en français, Paulette Magazine explique en quatre étapes la fabrication d’un bracelet brésilien façon bijou. Enfin, Chouettekit.fr, qui livre des kits à réaliser à la maison (environ 15 €), offre sur son site la leçon complète du bracelet brésilien à motif compliqué. Allez, à vous de jouer maintenant !_

 

[Encadrés]

solidaire

Pour ses sept ans, la marque Redline vient d’éditer un bracelet brésilien en clin d’œil au Sidaction. Il est vendu 35 €, tous les bénéfices étant versés à la lutte contre le sida. En vente au Printemps, Colette et sur www.redline-boutique.com.

sur INTERNET

Aurélie Bidermann : www.aureliebidermann.com. Entre 95 et 425 €.

Chanael K : www.chanaelk.com. Entre 45 et 90 €.

Full Art : www.fullart.fr et www.matemonsac.com. Entre 45 et 95 €.

Hipanema : www.hipanema.com. Entre 65 et 85 €.

Kim&Zozi : www.kimandzozi.com. Entre 25 et 150 €.

L’Avare : Infos sur Facebook/L-Avare. Entre 40 et 49 €.

Maey : www.maey.com. Entre 35 et 140 €.

Paloma Stella : www.matemonsac.com. Entre 15 et 69 €.

Redline : www.redline-boutique.com. Entre 35 et 600 €.

 

Texte : Alexis Chenu

 
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