© Ayo Izakaya
27 novembre 2017  / Food

Les meilleures cuisines asiatiques de Paris

Alexis Chenu
27/11/2017

Des nouvelles cantines chinoises aux japonais free-style, du coréen nouvelle génération au bon restaurant thaï, immersion dans les nouvelles cuisines asiatiques qui rameutent tout Paris.

AO Izakaya

Accord franco-japonais

 


© AO Izakaya


En japonais, AO veut dire bleu. Un nouvel horizon en plein quartier de la Madeleine faisant parler la cuisine traditionnelle du chef Yasuo Nanumi. Passé le comptoir et ses baguettes boisées sculpturales, le décor sort des clichés aussi à l’étage en affichant une fresque de dégradés bleus où venir dîner en paix. Outre le menu Omakase laissant le soin au chef d’imaginer un menu surprise en 6 plats, sauter ici sur l’escalope de foie gras sauce Teriyaki fondante sur riz, sur les tempuras de gambas ou les California rolls, les déjeuners tournant autour de Bentos XXL, d’excellents sushis et sashimis, le tout à accompagner d’une sélection de saké et de shochus (version du saké plus alcoolisée). Table parfaite avant ou après les spectacles, AO fait rester aussi au dessert, la maison déclinant de très bonnes glaces à la fleur de cerisier et au thé vert et un mi-cuit au chocolat et cœur matcha absolument divin.

12, rue Caumartin, 9e
M° Havre-Caumartin.
Formule midi à partir de 20 €.
Du lundi au samedi.

 

The Cod House

À la mode jap


© The Cod House

L’adresse pourrait être maudite. Après la fermeture du Schmuck, ancien repère de Saint-Germain remplacé par l’éphémère Tigrr, brigade emmenée par Jérôme Foucaud et Philippe Diméo et qui pris rapidement l’eau, voici The Cod House, nouveau bébé du groupe Black Code, cartonnant déjà bien avec Kinugawa et Yoko. Évitant l’épreuve de facilité, l’équipée évite la réplique en pariant ici sur le frais, le chic, jouant des couleurs pastel et japoniseries raffinées. À gauche, le bar et ses rangées de sakés fait le spot d’avant-dîner, le grand restaurant (et salle en mezzanine à privatiser à l’étage) accueillant, lui, dans de larges fauteuils, une collection de cadres érotico-artistiques-japonisant collant bien aux ambiances de soirée. À la carte, grignotage aux doigts et aux baguettes autorisés, tapas toutes excellentes (tempura de crevettes, bœuf fondant sauce miso et crêpe à l’anguille grillée en tête) et Black Cod en poisson vedette. Desserts extra toujours (tenter la gaufre au miel et thé vert) et liste de cocktails parfumés au thé, au wasabi, à la liqueur de yuzu aussi, bien dans le ton.

1, rue de Condé, 6e,
M° Saint-Lazare.

Environ 35 €.
Tous les jours de 12 h à 2 h.

 

La Bibimerie

Bol à la coréenne


© La Bibimerie

Rue Lucien Sampaix, côté rue Château d’Eau, ouvrait il y a quelques semaines la Bibimerie, l’affaire d’Olivier Guez, ancien formateur chez Apple, parti à la découverte de la Corée et de ses spécialités, ayant écumé un paquet de restos (de l’étoilé au street-food) et devenu fin adepte du Kimchi et du Bibimbap décliné dans sa première cantine voisine de Pancake Sisters et Tago Mago. Dans une déco à la mode avec carrelage graphique blanc et bleu, une rangée de tablées accueille pour déjeuner, la maison proposant cinq versions de Bibimbap ou Bibims allant des recettes épicées (la Dadak au poulet mijoté, cacahuètes, radis, gomasio) aux variations végétariennes et japonaises (la Yeye au tartare de saumon et tofu soyeux). Bols servis rapidement, généreux et gourmands, un choix de Banchans (dont il faudra réviser les prix) avec pickles maison, purée de patate douce et Kimchi accompagnant les plats. À la carte des boissons, miser sur le jus d’hibiscus, la bouteille de Soju (alcool de riz), voire sur le Mae Hwa Soo, un vin de prune coréen léger.

1, rue Lucien Sampaix, 10e,
M° Jacques Bonsergent.
Du mardi au samedi, midi et soir. Plat à partir de 12,50 €.

Yikou

Chinois et funky


© Yikou

Proche de la Place Stalingrad et bonne alternative aux foules du week-end, Yikou fait la nouvelle cantine franco-chinoise, l’affaire de Pierre, un Français subjugué par la Chine, et de Chen, Chinois fasciné par la France. Autour d’une fresque d’oiseau immense, le restaurant aligne banquettes moutarde et fauteuils en osier, s’offre un plafond aux effets vertigineux, et régale des spécialités de la maison : les Dim-Sum. Moins tradi qu’ailleurs, leur sélection mixe les influences, passant du homard-litchi à la tomme de chèvre frais, chaque paire se déclinant dans des barquettes artisanales en zelvoca (bois asiatique) s’empilant sur la table sur plusieurs étages. Pour varier, ajouter l’un des trois Bao burgers, mieux, la crêpe chinoise à la farine de riz, celle au filet de bar français et chorizo chinois parmi les musts. Pour la totale, l’apéritif se prend ici au Bubble Tea ou à la bière aux notes de litchi, le Frisson de Jiao en dessert portant très bien son nom.

49, rue de l’Aqueduc, 10e,
M° Stalingrad. Du mardi au dimanche, midi et soir. Environ 25 €.

 

Uma

Le bon indice Nikkei


© UMA

Contraction de Umami, le cinquième goût qui caractérise la cuisine japonaise, ce restaurant sur deux étages sert les cocktails et tapas autour d’un bar central tout en béton, la salle du haut dévoilant, elle, la spécialité du chef Lucas Felzine, la cuisine Nikkei. Autrement dit, la conjugaison entre deux cultures, japonaise et péruvienne, dont les accords acidulés, salés, sucrés et gourmands séduisent à la première bouchée. Connaissant parfaitement les deux cultures, le chef dispense un menu surprise et dégustation en six ou huit plats, faisant défiler bols et céramiques en couleurs, et marier des saveurs inédites à Paris. Testé et largement approuvé, le tiradito de liche, yaourt aux bégonias et graines de chanvre est extra, comme les Saint-Jacques panées à la noix de coco, assorties aux haricots de Paimpol et à un bouillon de thé jasmin, et, le meilleur pour la fin : le cochon sauce Teriyaki et baies d’açai. La qualité des produits choisis – dont une large partie en provenance du Pérou et du Japon –, et l’assiette créative (goûter au sorbet coco et sa déclinaison de maïs) fait revenir souvent.

7, rue du 29 juillet, 1er, M° Tuileries ou Pyamides. Du mardi au samedi, midi et soir. Menu Dégustation à partir de 62 €. Tél. : 01 40 15 08 15.

 

Et AUSSI

Plutôt improbable en plein Montmartre, la Brasserie Thaï change des pièges à touristes, un chef thaï déclinant en cuisine tous les classiques (Pad Thaï et soupe thaïlandaise parmi les plus demandés) et ajoutant en dessert : l’ice-roll, dessert bien roulé et réalisé uniquement à partir de produits frais.

5, rue Poulbot, 18e, M° Abbesses. 

Chez Mr T. dans le Marais, le chef japonais Tsuyoshi San joue les Barracuda derrière les fourneaux, son large comptoir gravé à sa bouille sortant quelques tapas magiques : ceviche à la poudre de perlimpinpin, oréo au foies gras et tacos à tomber.

38, rue de Saintonge, 3e, M° Rue du Bac. 

Rue de Montpensier, le nouveau japonais Enyaa tient un menu gastronomique mariant les petits plats à une sélection de saké et champagne. Produits de prestige marqués Terroir d’Avenir, créativité en scène et saveurs subtiles.

37, rue de Montpensier, 1er, M° Palais Royal.

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